LE GOUVERNEMENT CONGOLAIS INTERPELLE SUR LE SORT DU PEUPLE HUMBU

·       André Kimbuta doit se prononcer

 

Kinshasa en tant que ville-province et capitale de la RDC a aussi ses autochtones comme cela est le cas partout ailleurs. On parle dès lors de Teke mais aussi des Humbu comme premiers occupants. Malheureusement, ils ne sont pas reconnus comme tels et sont ignoré voire saboté sur leurs propres terre. Les choses se décident sans les intéresser et voir leur quote-part. D’où le chef coutumier Humbu en personne de David Matadi Kibala tape du poing sur la table et lève le ton. Suivez-le dans l’interview que Charly Ngaliema, un proche de David Matadi kibala a bien voulu nous accorder.

 

Le Réveil Plus : Si vous pouvez  vous présenter aux lecteurs.

David Charly Ngaliema : Co-fondateur du PPRD, je fus Honorable parce que député national sous le règne  de M’zee Laurent-Désiré Kabila. Je suis né à  Kinshasa et en tant qu’un Humbu, je suis autochtone de cette ville.

Le Réveil Plus : Si vous pouvez nous parler du peupleHumbu.

Charly Ngaliema : le peuple Humbu, c’est lui le véritable autochtone de la ville de Kinshasa où il occupe 23 communes sur les 24 que compte la capitale de la République Démocratique du  Congo. Les Humbu sont minoritaires par rapports aux autres tribus habitant Kinshasa mais majoritaires par rapport aux Teke Leur bastion, c’est la contrée Matadi Kibala tirée dans la commune de Mont Ngafula qui se trouve être la commune la plus vaste de la capitale RD Congolaise.

               Le nom de Matadi Kibala est  celui porté par un ancien chef coutumier de cette communauté qui habitait la même contrée que celle désignée présentement sous le nom  de Matadi Kibala. C’est à Matadi Kibala que le Prophète Simon Kimbangu se reposa avant de se rendre à Nkamba. Là il  avait démystifié un policier quand celui-ci lui avait ravi un poisson (Nzombo). En effet, par la suite tout ce que ce policier devait consommer se transformait en Nzombo. Quant le prophète Simon Kimbangu rendit l’âme à Lubumbashi sa dépouille dût transiter par Matadi Kibala avant d’être acheminé à Nkamba.

               L’histoire nous apprend qu’à l’arrivée de l’homme dans la ville de Kinshasa, il avait rencontré le grand chef coutumier Ngolo Miso. Il avait une particularité d’avoir une narine constituée de 9 trous. Le grand chef  David Matadi Kibala est décédé en 1965 tout en léguant son pouvoirs à son petit fils qui porte son nom David Matadi Kibala.

Le Réveil Plus : y a-t-il des Humbu dans les institutions de la République Démocratique du Congo ?

Charly Ngaliema : Oui, il y en a mais ils ne sont pas nombreux. C’est notamment au Parlement où l’on avait noté la présence de l’honorable Charly Ngaliema, et présentement de Michel  Ngafani Ndunu. Au Gouvernorat de la Ville-province de Kinshasa, Nku Imbie qoui que Teke à  occupé le poste de Gouverneur. Tout ça, ce fût à l’époque de M’zee Laurent-Désiré Kabila. Malheuresement, M’zee Kabila une fois décédé, ma communauté Humbu est réduite à  sa plus simple expression, rejetée, ignorée, bannie et marginalisée jusqu’aujourd’hui. Et c’est à cause de ces irrégularité que le chef coutumier David Matadi Kibala s’est vu contraint, une fois revenu à Kinshasa après un long s éjour en Europe, de lever le ton en déclenchant l’opération de la réhabilitation des autochtones de la ville de Kinshasa. Ceci pour démonter à la face du monde et attirer  l’attention des autorités du pays sur les injustices dont sont l’objet de peuple Teke Humbu.

               La vérité ce que de tout temps, il n’y a jamais eu un membre Humbu dans le Gouvernement centra. Dernièrement dans le territoriale, le principe levé était que dans chaque province, le Gouverneur devait être un  a u t o c h t o n e. Malheureusement dans la ville de Kinshasa, on voit un non autochtone occuper ce poste en la personne d’André Kimbuta. De même, pour les Gouvernements provinciaux, ces gouvernements ne devenaient être constitue que des autochtones comme ministres  p r o v i n c i a u x. Malheureusement, cela n’est pas respecté à Kinshasa où on voit des non originaires désignés ministres provinciaux sans un seul ministre provincial en la personne de Mangwana Nzolameso, ministre chargé des transports. Pourtant, la majorité des postes ministériels à Kinshasa devait revenir aux Humbu.

               Bien plus, dans la diplotie, il n’y a aucun membre de la communauté Humbu désigné comme diplomate. Mêmement dans les entreprises publiques où malgré la participation massive des Humbu au test du COPIREP, le quota des autochtones de la ville de Kinshasa n’a pas été respecté.

               Au Parlement actuel, s’il est vrai que les élections étaient la voie obligée pour être retenu député, les Humbu n’ont pu postuler candidat d éputé faute de moyens. AU  NIVEAU DU Parlement provincial ville de Kinshasa, n’eût été le coptage , les Humbu ne pouvaient avoir des députés provinciaux. Pourtant le peuple Humbu a une élite intellectuelle bien fournie.

               Est-ce le peuple Humbu  est-il victime de son hospitalité ? Curieusement, malgré toutes les revendications, introduites dans les institutions, aucune suite n’y sont réservées. D’où le chef coutumier David Matadi Kibala met en garde toutes les autorités du pays et les invite à répare et corriger tous égarements afin que le peuple Humbu soit réhabilité. Parmi les contacts entrepris, le Gouverneur André Kimbuta a reçu le chef coutumier David Matadi Kibala, le dimanche 23 novembre. Le Gouverneur a promis une autre rencontre pour réparer le préjudice subi par le peuple Humbu. En passant, nous remercions le Gouverneur pour cette marque de confiance. Mais, nous attendons la concrétisation de sa promesse.

Le Réveil Plus : On dit que le pouvoir s’arrache. Qu’en dites-vous ?

Charly Ngaliema : Le peuple Humbu est un peuple pacifique et ne veut pas revendiquer de façon brutale avec bain de sang au risque de ne plus être démocrate. Ce peuple revendique de façon démocratique, par voie de consensus. Mais, il ne faut pas oublie qu’il y a le pouvoir ancestral qui agit parfois méchamment contre le pouvoir visible. Et ce ne sont que les chefs coutumiers qui peuvent parler avec les esprits en colère. Actuellement, toutes les provinces respectent leurs coutumes. Il y a à noter le phénomène érosion dans la Ville de Kinshasa. Il s’agit en fait des conséquences fâcheuses du non respect du droit des autochtones dans la ville-province de Kinshasa.

Nous y reviendrons à la prochaine édition.

Crispin Kanzoko  Journal Le Réveil Plus N°04 du 18 au 20 décembre 2008

 

©  2009 - 2012  by S. Kibadika

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×